Le plaisir d'écrire c'est la joie de partager
Pour Baboutchou
Haïkus Promenade avec une femme
Poèmes de printemps
Printemps
Couleurs de printemps
Les fleurs s’épanouissent
Et ton sourire…
Chemin
L’éclat d’un ciel bleu
Et le goût de tes lèvres
Tracent mon chemin.
Guide
Enfin le soleil :
La rosée illuminée
Me conduit vers toi
Poèmes d’été
Rencontre
Soleil d’incendie !
Enfin arrivée à toi :
Nos baisers brûlent…
Cachette
La forêt cache
- Troncs et feuillages épais-
Nos lèvres scellées
Fuite !
La branche tremble :
Effrayé par nos rires
L’oiseau s’est enfui !
Poèmes d’automne
Vent de la montagne
Le vent se lève,
Un vent de la montagne !
Tu es contre moi.
Feuilles
Les feuilles dorées
Déjà chutent sur nos pas,
Je te regarde…
Partie
Le jour s’assombrit
Malgré les feuilles rouges
D’automne… Ici… Seul !
Poèmes d’hiver
Départ prochain
L’étoile rousse
Par l’aube commençante
Attriste l’amant.
Ors d’automne
Les ors d’automne
Deviennent cendres, neiges
Et larmes d’amants.
Forêt hivernale
Les troncs noirs et nus
Enlacées d’ombres tordues :
Temps d’amour vécu.
Jean-Youri
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Poème triste
J’ai gardé une larme
Pour le dernier jour de ma vie
Je ne l’ai pas versé aux cris de mes maîtres
Ni lorsque ma jambe s’est brisée.
Elle n’a pas coulé aux moqueries
De mes camarades
Devant mes boucles blondes
Et mes joues d’enfant.
J’ai gardé cette larme
Malgré les gelures de l’hiver
Et l’éloignement des amis.
J’ai conservé cette larme
Malgré mes lâchetés et mes regrets,
Mes soupirs d’enfants vendus au monde d’adulte.
Cette ultime larme,
Face à la mort de mon père
Je l’ai gardé, alors que j’ai versé toutes les autres…
Il ne me reste plus rien.
Mes rires se sont tus
Mes mains tremblent sans agir
Ma voix est devenue un long gémissement.
Il ne me reste que cette larme
Ce n’est pas une larme de peine ou de regret
C’est une larme de joie
Qu’enfin tout soit fini
Au soir de ma vie.
Jean-Youri

D’autres poèmes,
Pour l’amour des êtres, des lettres.
Aile
Comme une hirondelle
Qui nous annonce le printemps
De ses ritournelles
Et de son ventre blanc
Vole... une lumière d’argent
Et son chant de joie, étincelant.

Encre de Chine
Le trait s’allonge tel un cil
Les traits se succèdent, sont chevelure…
Là, bouche ronde. Là, yeux durs.
Le volume prend forme gracile.
Sur la feuille de riz l’encre de Chine
Peint village, sentier et oiseau,
Une lune ronde contemplant l’eau
Et la joie des hommes nommée vigne.

Encre
Ombre noire, tordue en lianes
Entortillées, enroulées sous le stylet
En boucles, barres et lacets
Comme des volutes d’opiomanes.
Rêves brûlés, que l’on fait encre
Ou poison des amoureux.
Tracés où se complaisent l’âme et les yeux
Donnant l’amour, la mort et le sacre.
Emporté
Déception et colère
Comme deux vents amers.
Lorsque, le temps d’un message,
L’autre laisse éclater sa rage.
Où est la folie ?
Celui qui hurle,
Tempête et bouscule ?
Où celui qui, calme, lit ?
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