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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 10:46

 

 

On ne doit pas expulser de notre coeur

 

On ne doit pas expulser de notre coeur

Ceux qui vivent dans la douleur

Nous avons le choix d'ouvrir ou de fermer la main

Que celle-ci devienne caresse ou coup de poing

Mais aurons nous la sagesseet la force

De voir les sentiments sous l'écorce

Et l'humain sous les hardes

Avant que ce qui fut un coeur ne se lézarde...

 

 

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 21:06

Etrange instant que celui où bascule les choses, les hommes, leurs pensées...

 

Et pourtant, d'une douleur individuelle qui retentit dans chaque poèsie et chaque fibre car la douleur est universelle, l'instant vient où la douleur collective ne peut plus être muette et devient elle aussi un cri qui se joint à mon chant.

 

Instant où se brise les habitudes de silence sur les choses extérieures aux arts, car toutes règles doivent se briser face à la douleur humaine lorsque celle-ci peut-être arrêtée.

 

 

A cet instant je prends et affirme ma position devant tous : LA DIGNITE HUMAINE DOIT ËTRE RESPECTEE.  Ce principe est universel, il s'applique en tous lieux, toute époque et à tous les hommes de cette Terre. Or, il existe en notre patrie, celle des droits de l'Homme et des valeurs républicaines, une attaque forte et délibérée de ces principes : les conditions dans lesquelles une communauté d'hommes, de femmes et d'enfants sont montrés du doigt, étiquettés comme indésirables et expulsés. Les Roms, nos frères qui partagent avec nous la capacité de souffrir et d'aimer, dont le sang est du même rouge, les larmes de la même eau... Les Roms, nos frères dans l'humanité sont souillés par le traitement qui leur est fait.

 

Le New York Times, le Times, (http://www.liberation.fr/politiques/0101650828-securite-le-new-york-times-incendie-sarkozy) et bien d'autres encore indiquent les faits. Et ceux-ci s'opposent à deux mille ans de diffusion d'un message d'amour qui a modelé notre civilisation occidentale !

 

"Devant des pèlerins français, dimanche à sa résidence d'été de Castel Gandolfo, le pape a appelé à l'accueil des hommes de toutes origines.

"Les textes liturgiques de ce jour nous redisent que tous les hommes sont appelés au salut. C’est aussi une invitation à savoir accueillir les légitimes diversités humaines, à la suite de Jésus venu rassembler les hommes de toute nation et de toute langue", a-t-il déclaré lors de la prière de l'Angelus.

"Chers parents, puissiez-vous éduquer vos enfants à la fraternité universelle", a-t-il ajouté."

 

Pourquoi une telle dérive de notre politique ? La violence verbale, que d'aucun décrirait comme outrances dans la vulgarité, s'exerce depuis plusieurs années dans les propos tenus au plus haut de l'Etat ; les idées simples, d'aucun dirait simplistes, agitées ici et là comme des fanions rouges pour rallier les électeurs suspect de lepenisme ; tout cela et bien d'autres choses encore caractérisent un populisme, ce qu'il faut bien définir comme la barbarie (au sens de cruauté sur les êtres humains et de dénégation des valeurs républicaines) de la bêtise.

 

L'intelligence est de créer les conditions du vivre ensemble, d'élever les électeurs en voyant en eux des citoyens avant de voir en eux des masses...

 

Je souhaite que nos valeurs républicaines retrouvent leurs forces. Pour cela elles doivent vivre en nos coeurs, et dans notre courage.  LA DIGNITE HUMAINE DOIT ËTRE RESPECTEE. Aucun être humain, quel que soit son origine, sa religion, son sexe, sa pauvreté ou sa richesse, ne doit être maltraité.

 

Un être humain doit être considéré pour ce qu'il fait (agissant avec justice ou irrespectueux des hommes et de la Loi), non pour ce qu'il est (homme ou femme, français de souche ou étranger...).

 

 

 

 

 

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 22:31

 

L'envie de pleurer...

 

Je me demande si ce n'est pas la cicatrice invisible de nos tourments passés, de tous ces moments où nous avons voulu, où nous avons dû être forts... Mais nos yeux restent les fenêtres de notre âme, et nos souffrances cachées réapparaissent brûtalement dans nos larmes...

 

Lorsque ces larmes s'évaporeront à la chaleur de notre peau, les cicatrices redeviendront invisibles...

 

Les larmes ne guérissent que par le rire issu du partage de l'affection. Il faut aimer et être aimé, ouvrir le cercle de ses bras et accueillir. Ensuite le rire devient l'épée invisible qui détruit les souffrances... 

 

 

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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 15:49

Vin

 

 

 

        La saveur sucrée

 

       Du vin, de la vie, des joies

 

       Rend ivre le coeur. 

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7 juillet 2007 6 07 /07 /juillet /2007 10:45

 

Cierge

 

 

       Le cierge brûle

 

       Je ferme les yeux, confiant

 

       Lumière en moi...

 

 

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2 janvier 2007 2 02 /01 /janvier /2007 18:24

 

Tacite dit qu’il n’y a qu’un tombeau : le cœur de l’ami.

 

 

           Merci à Laurent P. pour m’avoir donner cette pensée à méditer.

 

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25 juin 2006 7 25 /06 /juin /2006 20:45

 

 

L’outil et l’addiction

 

            Le temps fut long, très long, entre le fatal disfonctionnement de ma boite de télécommunication et celui de son retour. L’homme moderne peut-il vivre sans téléphone ni Internet, télévision et magnétoscope ? C’est pourtant ce qu’il a fallu réapprendre à vivre.

 

            Vous m’avez laissé de nombreux messages durant toute cette période où j’apprenais la signification de l’outil du XXI siècle. Merci à toutes et à tous pour votre patience. De mon côté, tout comme vous, je ressentais l’impatience de revenir sur la blogosphère.

 

                                                   

            Le besoin impatient de retrouver internet n’est-il pas une forme d’addiction ? Cette possibilité nous apprend beaucoup sur nous même. En effet, une civilisation ne peut-elle se définir par rapport aux outils qu’elle emploie et par les valeurs liées à ses outils ? La périodisation des premiers âges de l’humanité se fait avant l’invention de l’écriture par les outils : âge de pierre, âge du bronze, du fer… A ces périodes de domination de la matière par de outils issus de cette même matière succèdent les périodes définies par les rapports entre les hommes. L’histoire débute avec l’invention de l’écriture vers 3 300 ans avant Jésus-Christ. Les peuples sans écriture à ce moment là sont qualifiés de proto historique. L’outil désigne notre rapport à la matière, au monde et à l’autre.

                                             

            L’homme moderne est qualifié de Homo sapiens sapiens, autrement dit deux fois savant. Mais d’autres épithètes lui ont été accolé comme Homo faber (l’Homme constructeur). Le début du XXI siècle est l’époque de la troisième Révolution industrielle après celle du charbon et de la vapeur (1ère), de l’acier et de l’électricité (2ème). Cette Révolution industrielle se caractérise par l’emploi du nucléaire et de l’ordinateur. La production aujourd’hui automatisée remet en cause l’existence même de l’emploi de l’industrie dans de nombreux pays d’Europe. L’Homo Faber a-t-il cédé la place à l’Homo Technicus ? Nous sommes dans une société de consommation, mais aussi et peut-être maintenant surtout dans une société de communication. Le village planétaire relie les êtres réels et virtuels dans une même communauté. Les liens de familiarité existent entre individus pourtant éloignés parfois par des océans (Québécois et Français, habitants de la métropole et Réunionnais) ou simplement par les kilomètres (Belges, Suisses et Français). Pourtant, unis par la même langue, je m’entretiens avec eux sans les avoir jamais vus. Nous rions ensemble, et éprouvons de la sympathie par pixels interposés.

 

            Internet est un outil. Mais l’instrument a toujours deux façon d’être utilisé : la dynamite inventée par M. Nobel peut servir à percer des lignes pour les métropolitains ou être utilisée pour la guerre. L’instrument de communication peut tisser entre les êtres humains une vaste toile pour nous réunir, belle comme une draperie flamande. Certains se servent de cette toile comme d’un piège où ils sont l’araignée et l’enfant la proie. La puissance de nuisance est démultipliée par la force de l’outil (« science sans conscience n’est que ruine de l’âme »), mais la puissance du bien aussi. Car l’être humain est bon au fond de lui-même : la mère protège son enfant depuis la première nuit de l’humanité. La famille humaine ne cesse de s’agrandir, il lui reste à progresser en spiritualité (c’est-à-dire en amour de son prochain). En cela l’instrument peut nous aider. Une fois connecté, le nombre de ses amis ne cesse de croître car l’éloignement s’estompe. Et les virtualités de nos cœurs peuvent s’épanouir…

 

 

             Jean-Youri

 

    

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7 juin 2006 3 07 /06 /juin /2006 00:08

 

Sagesse n° 7   L’infini ambiguë de la douleur en Amitié

 

        Qu'est-ce que la douleur en amitié ? Brûlures d'un poison terrible et  morsure d'un serpent cannibale trahissant son propre coeur ? Ou bien, face à cette douleur infinie, subsiste une douceur infinie ?  

 

                                         

 

La rose jaune s'épanouit en symbole d'amitié.

 

        Amitié et amour ont la même racine. Le même symbole également : la rose. A l’une, la rose rouge de la passion ; pour l’amitié : une rose jaune.

 

        Amitié et amour semblent si proches, ce sont deux enfants de l’âme, de ce mouvement même qui fait notre vie.  

 

                                  

 

 

        Il en est de l’amitié comme d’un jardin à cultiver. Le temps que l’on passe auprès de lui, auprès de ou pour son ami, c’est de l’affection donnée.

 

        Mes pensées vont à lui, soit qu’elles me torturent, soit qu’elles me réjouissent.

 

Mais, dans les deux cas, un ami n’est pas un miroir où l’on peut contempler ses propres traits : c’est un Autre.

 

                                         

 

 

 

L'amitié est-elle construction ou lien? Ou les deux ?

 

        En amitié, on ne peut souffrir que parce que l'on a aimé.  Devant ce trop de souffrance, qu'est-ce que l'amitié ?

 

        La douleur est ressentie face à la trahison, à l’indifférence… 

 

        Un coeur n'existe que s'il est capable de s'ouvrir. Mais s'ouvrir aux autres, à l"amour comme à l'amitié, cela veut dire recevoir joies et souffrances liées à ces sentiments. On ne souffre que parce que l'on a un coeur vivant.

 

        Nos joies et nos peines ne sont pas inutiles. Elles nous enseignent à comprendre celles d'autrui, à les recevoir en soi pour les soigner.

 

 

 

Montaigne et la Béotie : « Parce que c'était lui, parce que c'était moi ».

 

        L’amitié est subjective, comme le regard. Elle est vécue, comme la confiance.

 

         Dans mon enfance j'ai lu et relu le Petit Prince, qui a forgé ma sensibilité. Voici une de ces phrases qui a forgé ma façon de ressentir l'amitié « Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose... »

 

        L'amitié et l'âme sont liées, telles des jumeaux. L'Homme ne peut pas vivre seul, comme il ne peut pas exister sans coeur.  Cependant, aimer, c'est accorder sa confiance et ses sentiments ; aimer, c'est s'exposer à souffrir dans la proportion même de ses sentiments.

 

        Là encore la réponse est dans Saint-Exupéry, la rose doit accepter de ne pas être sous globe, d’être parcouru par les chenilles, pour être enchanté par la vision des papillons…

 

Jean-Youri

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17 mai 2006 3 17 /05 /mai /2006 16:42

 

Réflexion : Immortalité et éternité

 

 

Et si je n’étais qu’une brise éphémère ? Un souffle de vie passager, soulevant une feuille parmi d’autres, animant mon corps avec d’autres… Puis, le temps et le vent s’arrêtent : mon corps, inanimé – mort- se décompose et devient automne…

 

 

Suis-je autre chose qu’un corps, un assemblage de chairs, une réunion d’atomes ? Tout mon être, rêves, espoirs, désirs, chagrins… tous ces trésors humains vont-ils sombrer dans le néant de la nuit ?    

 

 

Etre immortel est impossible, mais être éternel ?

 

 

       Mon empreinte sur la Terre durera sur le sol gelé de l’hiver : une saison, une génération. Et ensuite ? Lorsque ceux qui nous auront connus, aimés, auront perdus la vie et la mémoire, que restera-t-il de nous… pas même un souvenir ?

 

       L’homme ne se réduit pas à l’assemblage provisoire de ses chairs. Nous ne sommes pas qu’un corps transitoire : nous sommes nos actes. Nous sommes nos actes dans toute leur variété : l'acte de donner et l'acte d'aimer, l'acte de protéger et l'acte de consoler... L'enfant ne se souviendra pas des générations éloignées : qui se souvient de sa trisaïeule ? Cependant la tendresse transmise de génération en génération - dans un acte aussi anodin que parler doucement à un enfant lorsqu'il pleure - survit. Devenu grand l'enfant agira de même car il aura reçu dans son coeur cet acte et son message de tendresse. De générations en générations, l'acte d'aimer ne cesse de vivre.

 

       Aucun corps n’est immortel, le legs de nos sentiments est éternel…

 

 

              Jean-Youri

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28 avril 2006 5 28 /04 /avril /2006 20:24

            Pourquoi le mal ? La question n’a peut-être pas de réponse, à moins que faire le bien ne soit une réponse ? 

 

            Pour Socrate, le mal provient de l’ignorance. Peut-être est-ce le cas lorsqu’on laisse se perpétrer une situation difficile, dont on pourrait, au moins partiellement, apporter la solution ou une atténuation des souffrances. L’homme qui connaît le bien, comment pourrait-il choisir de faire ou de laisser souffrir son prochain ? La pensée est noble et belle. Une histoire peut l’illustrer :

 

            Un homme aveugle mendiait. La foule passait devant lui, sans un mot ni une piécette. Un poète surréaliste passa devant lui. Indigné de l'indifférence des gens il composa un petit texte et le posa devant l'aveugle.

 

            A partir de ce jour, les gens furent généreux avec lui, lui montrant de l'amitié et une grande bienveillance. Lorsque le poète repassa, l'aveugle l'interpella. « Qu'avez-vous écrit pour que tous changent ainsi? » Et le poète lu sa phrase pour l'aveugle :

 

                        « Demain le printemps viendra

 

                        Et je ne le verrai pas »

 

La beauté du monde interpelle nos coeurs. En cela il est deux façon d'être aveugle : par les yeux ou par l'indifférence...

 

 

                                                      

 

 

            Cependant, une fois la lumière de la beauté/bonté parvenue à nos yeux et à nos cœurs, pourquoi le choix d’individus persiste-t-il à être celui du mal ?

 

 « Les haineux et les méchants nuisent en premier chef à eux-mêmes ».

 

            La phrase est à méditer. La blessure infligée à l'autre dans un acte volontaire, à quel point n'est-ce pas le meurtre de sa propre conscience, l'abandon de la confiance en l'autre sur laquelle on peut fonder amitié et relations, et aussi... ? 

 

 

            La souffrance et la relation à autrui... J'ai traité ce thème dans mon article Papillon Tchouang Tseu... Tous ont droit au bonheur, de façon universelle. Le critère permettant de mesurer le mal c’est la souffrance inutile (différente donc de celle du médicament douloureux imposé par le médecin).

            Que pourrait-il être rajouté ? Le philosophe E. Lévinas a traité du visage. Il indiquait que le visage c'est la rencontre avec l'autre mais aussi la reconnaissance de sa propre humanité. Et pourtant, le choix a été fait par les nazis de brutaliser ces visages et de leur dénier leur condition d'hommes. Pourtant reconnaître la souffrance de l'autre, c'est aussi être interpellé dans la sienne : celle que l'on a vécu autrefois, celle que l'on est appelé à vivre peut-être dans le présent ou le futur.

 

 

« Si l'on ne prend pas en considération les sentiments et la souffrance d'autrui on n'a aucun moyen de faire la part du bien et du mal. »

 

                                   Dalaï-Lama, essence de la sagesse

 

            La dignité profonde de l'homme est d'agir pour le bien d'autrui. La difficulté, même pour l'homme désireux d'agir ainsi, est de reconnaître le bien du mal. La part de souffrance dans chaque coeur peut nous aider à comprendre comment agir. C'est ce que j'appelle la compassion : souffrir avec autrui, par amour d'autrui.

 

             L’évolution de l’humanité n’est pas seulement une évolution physique, mais aussi psychique et spirituelle. Les préhistoriens ont retrouvé des os des hommes anciens. Ceux-ci étaient parfois brisés de telles façons qu’ils ne pouvaient marcher. Cependant, leur mort est éloigné de plusieurs années de leur incapacité à marcher. Cela veut dire que les compagnons de cet individu l’ont porté, l’ont nourri, l’ont respecté et sans doute aimé au point d’accepter de partager sa souffrance et son handicap, et ceci dans un univers où la survie était bien plus menacée ! Ce qui fait de nous un être humain n’est pas notre capacité à détruire ou à dominer, mais notre compassion.  

 

                                                      Jean-Youri

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