Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Musastrales, tel est le nom du blog où vous trouverez mes récits de voyages, les petits et grands événements de ma vie, mais aussi les textes de mes oeuvres, des livres et poèmes aimés, et les étapes dans ma recherche de la sagesse.

Publicité

JIM n°5

JIM n° 5

 

 

La palme des abrutis

 

AAAAAArrrrghhhh ! Cruel dilemme, à qui discerner la palme des plus abrutis lors du festival de Marciac ? Le choix est dur même si aucun chanteur ou musicien n’est qualifié. Pourtant, vous le découvrirez par la suite la création de cette palme en forme de balai (du balai !) s’est avéré une nécessité.

Ecouter de la musique est le désir du festivalier. Dans mon cas, un désir comportant quatre ans d’économie. Aussi on peut imaginer un peu de respect et de silence lorsque l’on assiste à un concert. Alors :

Palme de bronze aux jeunots saoulards derrière nous lors du récital de Gilberto Gil. Ils se sont attirés les remarques plus ou moins amènes des différentes personnes devant eux. Une première remarque furieuse, puis - une douzaine de gras rires porcins et de blagues vaseuses à voix haute plus tard - une demande formulée avec une certaine rage froide de ma part, ce qui fit blanchir l’un d’entre eux et m’attira une tape amicale de mon voisin accompagné d’un merci au fort accent anglais. Finalement ils ont décanillés se trémousser au rythme de leur ivresse nauséeuse.

La palme d’argent pour les organisateurs du festival. Le phrasé du piano d’Abdullah Ibrahim exige attention et presque recueillement. La spiritualité émanant de la musique fut déchirée par les assauts bruyants de « Papy Chuby » jouant aux arènes. Le rythme effréné et assourdissant de cette musique couvrait la notre par les ouvertures de la voilure du chapiteau. Une belle palme d’abruti donc pour les organisateurs en charge de la sono des manifestations.

Enfin, une superbe palme d’abruti en or massif au garçon tendant sa casquette au sortir de la soirée spéciale Charles Birdy Parker. L’enchantement du son du saxophoniste Phil Woods jouant avec la formation classique du conservatoire de Toulouse, puis le Legacy Band Charlie Parker nous transportant avec son batteur légendaire de 71 ans Jimmy Cobb, répondant aux vibrations enthousiasmantes d’un jeune italien de 16 ans, déjà immense au saxo. La trompette de John Fadis répondant au saxo de Jesse Davis évoquait celle de Dizzie Gillesby et le sax de Birdy Parker. Malgré l’heure très tardive les rappels en standing ovation se multiplièrent… C’était géant ! Et la « digue du cul » braillée à nos oreilles, accompagné d’une casquette mendiant de l’argent pour le garçon en Nike très, très petit. Et vraiment mal chanté.

 

Une mention spéciale, bien que hors concours car sur la route du retour, pour la chambre d’hôte à Ste Eulalie des Cernons. Le domaine de la b…. , si vous avez l’occasion, ne passer surtout pas. La seule chose gentille de ce coin c’est la biquette Esméralda, adorable avec son petit nez rose. Nous avons logé au Pigeonnier, vraiment très bien nommé car destiné aux pigeons. Lits très médiocres, les deux chambres ( !) ne sont séparées que par une tenture. Quant à la salle de bain, euh… Les baraques en bois vous aimez ? Un de mes amis a failli exploser devant la médiocrité du petit déjeuner : quelques biscottes et des wasas sous cellophanes, un minuscule pot de confiture et du beurre. Pas de pain, pas de goût, pas aimable ! Vivement la fuite !

 

Destination retour donc !

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article