Mercredi 19 avril 2006 3 19 /04 /2006 17:10

 

« Tchouang-Tseu rêva qu'il était papillon, voletant heureux de son art, ne sachant pas qu'il était Tchouang -Tseu. Il se réveilla soudain et s'aperçut qu'il était Tchouang-Tseu. Il ne savait plus s'il était Tchouang-Tseu qui venait de rêver qu'il était un papillon ou s'il était un papillon qui rêvait qu'il était Tchouang-Tseu »

      

 

            Et nous ? Qui sommes-nous ? Et quelle est la validité de nos valeurs ?

 

             L'interrogation ne doit cesser d'être en nous, car toute vérité qui se croit absolue risque de devenir une idole, et nous-mêmes des fanatiques ! Un individu qui croit totalement détenir la vérité, contre tous les autres, transforme une parole vivant en idole vaine et stérile. La force fécondante d'une idée se trouve dans le partage de celle-ci avec autrui. La résistance de l’altérité à nos vérités montre d’autres aspects de la vérité. Elle enrichi notre vision.

 

 

            Et pourtant, ne croire en aucun idéal ou tout relativiser constitue un danger non moins grand qu’une pensée unique et totalitaire. Si l'on ne croît pas en la dignité de l'autre, le mal peut être commis sans remord car sans conscience ! Nos valeurs occidentales nous enseignent à respecter la parole de l'autre, à s'enrichir de sa pensée à son écoute, mais aussi à croire fermement en nos idéaux de Droits de l'Homme. Ces idéaux sont à vocation universelle : nul au monde ne peut  être réduit en esclavage, avili ou blessé car né sur un sol étranger. Tous les êtres humains ont la dignité d'homme. Aucun être n'est par nature esclave ou bourreau, victime ou meurtrier.  Nous sommes responsables de nos choix, éclairés- en plus du sentiment de justice et de compassion présent dans toute âme -  par les valeurs de nos civilisations.

 

 

 

 

       Quelle est notre responsabilité dans ce monde ? Le syndrome du papillon est peut-être un élément de réponse. Le souffle d'air provoqué par le battement d'aile d'un papillon en Asie, est, au terme du tourbillon de ses conséquences, responsable du cyclone en Amérique. Tous nos gestes et toutes nos pensées sont importants. Nous ne pouvons être parfait, alors soyons humains et constamment bienveillant  envers nos frères humains.  

 

 

 

 

 

    Où se trouvent la sagesse et la justice ? Je pense à ces phrases du Christ : « Ne jugez pas si vous ne voulez pas être jugé », « c'est aux fruits qu’il porte que l'on reconnaîtra l'arbre ». La sagesse de ces paroles n'est-elle pas d'indiquer que nous ne pouvons être le juge du comportement d'autrui, ni de ses pensées... Mais que notre action doit être de faire le bien, de venir en aide à autrui. Les fruits de l'arbre sont pour moi la souffrance ou le bonheur provoquée ou donné à l'autre. Soyons attentifs aux souffrances des autres. Nous guérirons de nos blessures en soignant celles d'autrui. Aimons, et l'amour se propagera autour et en nous.

                                                          Jean-Youri

 

 

 

 

 

  

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Par Jean-Youri - Publié dans : Sagesse et pensées
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