Musastrales, tel est le nom du blog où vous trouverez mes récits de voyages, les petits et grands événements de ma vie, mais aussi les textes de mes oeuvres, des livres et poèmes aimés, et les étapes dans ma recherche de la sagesse.
Affûts, poèmes de Charles Juliet
Etranges poèmes, sans rimes mais sonores, où l’idée colore. Etrange sensation : l’homme est parfois cet objet de la nature : l’arbre. Le poète est aussi ce sentiment qui a faim de sentiment. Les mots risquent l’échec devant l’illumination première de l’essence ou de la chose à décrire.
Est-ce pour cela que le poète est lui-même la chose qu’il décrit : Il en est de même en matière de fusion intime, me semble-t-il.
Au niveau du style : jeu des places des mots, comme imbriqués, déplacés, confrontés. Les césures et rejets pourtant, plus que la place des mots, font sens.
La femme est terre. La femme est chair : en sa présence, par son absence. La sensualité est force de fécondation. L’union, coexistence entre la femme et l’homme-enfant dans une gestation à rebours, dont le ferment est la nostalgie, et la force : la forge des mots.
La métaphore est parfois trop évidente. La sexualité apparaît ainsi crûment. La licence poétique prend ainsi tout son sens ambigu. Un extrait de poème indique le sens de cette licence (lit-sens ?) :
« et laisse le sang et les sauvages puissances du sexe te laver »
En dehors de ces passages, l’ensemble est vibrant de matière intérieure, de matrice à intérioriser. Les poèmes sont beaux,et incite à méditer…
Voici un extrait de poème, peut-être éponyme du recueil !
« ces instants où l’être est cette aube à l’affût où tu perçois soudain ton silence où la voix se risque bribe à bribe où une onde te rassemble te maintenant déployé. » Jean-Youri /http%3A%2F%2Fwww.yatoula.com%2Fgif%2Flivre%2Fliv09.gif)