Musastrales, tel est le nom du blog où vous trouverez mes récits de voyages, les petits et grands événements de ma vie, mais aussi les textes de mes oeuvres, des livres et poèmes aimés, et les étapes dans ma recherche de la sagesse.
Avertissement : suite à des problèmes sur over-blog mon dernier article a été éffacé !
Proposition : pour composer des haïkus…
(je reprends des haïkus plus anciens comme exemples)
Ressentir…
Voir et lire : ressentir. Le printemps parsème de pétales fleuris et de senteurs mes chemins et mon jardin. Les branches de lilas placées dans les pièces enivrent jusqu’à l’extase. La nuit vient doucement, les étoiles deviennent yeux d’argent fixant mon regard. Doucement s’établit l’envie de continuer d’écrire, de capter les sensations, de les donner à renaître sous forme de haïkus.
La sensation liée à la saison : pour traduire ce moment, cette impression, cette fulgurance… Le haïku nous offre ces tercets. La saison est passage au sein d’un cycle éternellement renaissant. La personne désirant composer des haïkus, à la recherche de l’inspiration peut, comme le maître Bashô, traduire cette sensation entre éphémère et éternité.
Printemps
Le cerisier en fleur,
soleil éclatant.
Ses pétales, comme des lèvres de femme.
Contemplation
Le papillon joue dans les vents,
L’enfant ri.
Le soleil, immobile à midi, les regarde.
Parfum
Les pétales en grappes blanches
Dodelinent au souffle léger…
Les parfums encensent le jardin.
Lumière
La lumière caresse le cerisier
Blanc et floconneux.
Branches chargées de pétales lumineux.
Chants
Ciels bleus à l’infini,
L’oiseau s’envole,
Le vent chante dans les fleurs.
Pluie de pétales
Comme une pluie…
Les branches vibrent sous l’envol de l’oiseau,
Le poète, cheveux blanchi de pétales !
Apparence
Le tronc, vieux d’écorce fripée,
Porte le vent, les pétales, les oiseaux :
L’éternelle jeunesse de la nature.
Horizon
L’océan vert de l’herbe
Recouvert de l’écume des pétales tombés,
Horizon infini.
Faux lit
Les narines vibrent,
Le cœur tapant :
Le poète, fou pour les hommes.
Vertical
L’insecte, élégant noir
Gravit de la feuille à la fleur.
Le soleil, si haut.
Blanc
Neige au printemps
Ou pluie de pétales ?
L’oiseau pépie.
Lit
Le lit d’herbe,
Le voyageur est l’insecte.
Mon visage pour lui, montagne.
Grotte
Il vole, pétale ou insecte ;
Ma narine devient grotte.
La montagne assoupie s’éveille.
Perte
L’abeille vole
Dédaignant le cerisier.
Un pétale, sur le point de se décrocher.
Abeille
L’abeille dans la bouche de la fleur
Pétales blancs, ailes lumineuses.
Disparue. Une couronne de fleur tremble.
Soir
Moucherons en myriades.
Déjà la nuit ?
Les pétales deviennent gris.
Course
Minuscule araignée sur ma jambe
Huit pattes sur la mienne !
Cavalcade folle…
Vol
Plus haute que l’homme
L’abeille vole.
Fleurs à mes pieds.
Jean-Youri (partie 1)