Musastrales, tel est le nom du blog où vous trouverez mes récits de voyages, les petits et grands événements de ma vie, mais aussi les textes de mes oeuvres, des livres et poèmes aimés, et les étapes dans ma recherche de la sagesse.
Haïkus et senryus
Voir et lire : ressentir. Le printemps parsème de pétales fleuris et de senteurs mes chemins et mon jardin. Les branches de lilas placées dans les pièces enivrent jusqu’à l’extase. La nuit vient doucement, les étoiles deviennent yeux d’argent fixant mon regard. Doucement s’établit l’envie de continuer d’écrire, de capter les sensations, de les donner à renaître sous forme de haïkus.
Je ne tente pas une versification parfaite selon le rythme traditionnel japonais (5 7 5). Mon but reste de privilégier l'impression, la sensation, parfois en respectant le nombre fixé de syllabe.
Quelques haïkus respectant le nombre de syllabes :
Impressions :
Insomnie
Lune argentée
Dans le ciel de printemps :
Nuit de paresse
Route perdue
Arbres longs et forts
Peuplant les forêts sombres
Oh ! L’inquiétude !
Cavalière (dédiée à Toffie)
Galops du cheval,
Sabots frappant le sable,
Rires de femme.
Quelques senryus :
Les senryus sont des poèmes satiriques, de sujet parfois politiques ou érotiques. Voici quelques essais…
Foule
Trottoir de passants
La foule courre et crie
A chaque lundi !
Elle
Les lèvres roses
Oh ! Boire à ses seins blancs
Femme tant aimée…
Mariage arrangé, dérangé
Lit trop peu défait,
Flamme voulue éteinte...
Soupirs feints d’amants !
Jean-Youri