Mardi 13 février 2007 2 13 /02 /2007 23:24

 

La mort de Socrate

 

 

 

 

Le visage de la mort semble hideux,

 

grimace verte d'un corps en décomposition.

 

Celui que nous admirions

 

n'est plus que vers et os terreux.

 

 

 

Que penser face à la mort ?

 

Tous ce que nous aimions devient amer

 

nos yeux et nos chairs, poussières,

 

lorsque notre esprit s'envole ou s'endort...

 

 

 

Est-il possible de toucher,

 

de déposer un baiser sur ses lèvres

 

lorsque est versé le sang et l'eau de la plèvre ?

 

La chair caressée devient os et rochers.

 

 

 

Pour celui

 

qui survit :

 

CRI !

 

La chair trahit

 

ce que fut l'esprit.

 

 

 

Et la douleur

 

qui jamais ne meurt

 

sans cesse hurle,

 

bouscule,

 

écrase

 

et disperse l'âme

 

au rythme fou de sa souffrance

 

de son coeur en errance...

 

 

 

Les repères, les signes

 

tout devient abîme.

 

Les mots

 

comme une peau

 

dépecée

 

sont torturés

 

Le visage halluciné

 

de celui

 

qui survit :

 

CRI

 

 

 

La mort de Socrate

 

dans sa sérénité

 

semble, en majesté

 

celle d'un automate.

 

 

 

Le vieux philosophe drapé dans sa gloire

 

offre les mots d’une immortelle sagesse

 

Face à cette consolation ma détresse

 

brouille de larmes cet étrange miroir.

 

 

 

Jean-Youri

 

Par Jean-Youri - Publié dans : L'envol de l'âme : poèmes, prose...
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