Le plaisir d'écrire c'est la joie de partager
Trop dormir... nuit !
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
Poème triste
J’ai gardé une larme
Pour le dernier jour de ma vie
Je ne l’ai pas versé aux cris de mes maîtres
Ni lorsque ma jambe s’est brisée.
Elle n’a pas coulé aux moqueries
De mes camarades
Devant mes boucles blondes
Et mes joues d’enfant.
J’ai gardé cette larme
Malgré les gelures de l’hiver
Et l’éloignement des amis.
J’ai conservé cette larme
Malgré mes lâchetés et mes regrets,
Mes soupirs d’enfants vendus au monde d’adulte.
Cette ultime larme,
Face à la mort de mon père
Je l’ai gardé, alors que j’ai versé toutes les autres…
Il ne me reste plus rien.
Mes rires se sont tus
Mes mains tremblent sans agir
Ma voix est devenue un long gémissement.
Il ne me reste que cette larme
Ce n’est pas une larme de peine ou de regret
C’est une larme de joie
Qu’enfin tout soit fini
Au soir de ma vie.
Jean-Youri

D’autres poèmes,
Pour l’amour des êtres, des lettres.
Aile
Comme une hirondelle
Qui nous annonce le printemps
De ses ritournelles
Et de son ventre blanc
Vole... une lumière d’argent
Et son chant de joie, étincelant.

Encre de Chine
Le trait s’allonge tel un cil
Les traits se succèdent, sont chevelure…
Là, bouche ronde. Là, yeux durs.
Le volume prend forme gracile.
Sur la feuille de riz l’encre de Chine
Peint village, sentier et oiseau,
Une lune ronde contemplant l’eau
Et la joie des hommes nommée vigne.

Encre
Ombre noire, tordue en lianes
Entortillées, enroulées sous le stylet
En boucles, barres et lacets
Comme des volutes d’opiomanes.
Rêves brûlés, que l’on fait encre
Ou poison des amoureux.
Tracés où se complaisent l’âme et les yeux
Donnant l’amour, la mort et le sacre.
Emporté
Déception et colère
Comme deux vents amers.
Lorsque, le temps d’un message,
L’autre laisse éclater sa rage.
Où est la folie ?
Celui qui hurle,
Tempête et bouscule ?
Où celui qui, calme, lit ?
Internet permet de retrouver le poème entier, le blog de l'auteur...mais je ne sais toujours pas qui a donné mon adresse.
J'ai animé un atelier d'écriture dans les Cévennes, en juillet, avec Bernard.. Peut-être est-ce lui ? Il m'a parlé d'un ami écrivant des haïkus : peut-être est-ce vous ?
"Le plaisir d'écrire, c'est la joie de partager"... tout à fait d'accord. C'est pourquoi j'aime autant les ateliers d'écriture : entendre les participants lire leurs textes, sentir la joie qu'ils éprouvent, quel bonheur !
Par contre, je n'ai pas de blog, je ne connais pas le plaisir de faire partager mes textes de cette façon. Peut-être un jour, qui sait ?
Cathy
Chère Cathy,
hélas pour moi, hélas pour vous, je ne suis pas l'ami de ce Bernard, délicat et poète, que vous souhaitiez retrouver.
J'aurais apprécié, tout comme vous, participer à un atelier d'écriture. Hélas, les quelques amis proches avec qui j'aurais pu faire vivre ce projet se sont éloignés, ne laissant que beaux souvenirs et regrets, une attente aussi....
Je vous souhaite le bonheur, car c'est l'un des plus beaux souhait que l'on puisse formuler et vivre.
Jean-Youri
Je suis désolée de vous avoir importuné mais cela m'a permis de lire vos poèmes.
Personnellement, j'écris plutôt des textes en prose, courts -une page environ - autre style, autre univers. J'aime écrire à partir d'une consigne, une photo ou une première phrase.
Si vous le souhaitez, je peux vous faire parvenir des consignes de notre atelier d'écriture.. Bien sûr, il manque la chaleur du groupe qui écrit, la rapidité des crayons qu s'agitent, car le temps est compté, il manque le plaisir de la lecture... mais à défaut d'amis proches pour former un groupe, pourquoi ne pas essayer seul ?
Merci pour vos voeux de bonheur. Cathy