Samedi 3 mai 2008

Pendaison sans crémaillère

 

La vie est comme une motte

            De beurre

Exposée à une trop haute

            Chaleur

 

Elle dégouline, elle fond

Et j’attache une corde au plafond.

 

 

La vie est comme un bébé

            Singe

Il pleure, sale et enrobé

            De linge

 

Personne ne l’écoute, qu’il soit sage ou violent

Sur mon cou, je place le nœud coulant.

 

 

La vie est comme une chaussure

            Trop trouée

Les pieds heurtent la terre dure

            A pleines foulées

 

Je tremble de toutes mes tentacules, me débat, meurs

Mettant fin aux éclats de mon cœur.

par Jean-Youri publié dans : L'envol de l'âme : poèmes, prose...
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Commentaires

Retour de la série noire! ;o)
commentaire n° : 1 posté par : Clair d'étoile le: 04/05/2008 22:23:31
Rire, c'est en partie s'ouvrir...
Ce qui est noir peut-être la nuit où brille un clair d'étoile

Bizz
réponse de : Jean-Youri (site web) le: 06/05/2008 09:57:08
"Le plaisir d'écrire c'est la joie de partager"
Je trouve ça bien écrit, mais je ne comprends pas le lien, dans chaque strophe, entre la comparaison intiale et l'action. J'aime beaucoup l'humour du titre !
commentaire n° : 2 posté par : Pasc' le: 04/05/2008 22:38:01

Le rire est souvent le produit d'un décalage entre la cruauté d'une situation et le comique d'une situation. Lier ce qui n'a pas de lien par l'action, la dynamique de deux choses qui n'ont rien à
voir est un procédé surréaliste. Ainsi Lautréamont dans les Chants de Maldoror : "Beau, comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d'un parapluie et d'une machine à coudre"


réponse de : Jean-Youri (site web) le: 06/05/2008 09:55:10
y a rien à faire.. j'aime toujours autant !
bizou mister
commentaire n° : 3 posté par : angelyz/cafeïne (site web) le: 04/05/2008 22:55:47

Grand merci Angelyz

Bizz

réponse de : Jean-Youri (site web) le: 06/05/2008 09:52:07

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  • : Musastrales, tel est le nom du blog où vous trouverez mes récits de voyages, les petits et grands événements de ma vie, mais aussi les textes de mes oeuvres, des livres et poèmes aimés, et les étapes dans ma recherche de la sagesse.
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Texte libre

 

Poème triste

 

 

 

 

 

J’ai gardé une larme

 

Pour le dernier jour de ma vie

 

Je ne l’ai pas versé aux cris de mes maîtres

 

 Ni lorsque ma jambe s’est brisée.

 

 

 

 

 

Elle n’a pas coulé aux moqueries

 

De mes camarades

 

Devant mes boucles blondes

 

Et mes joues d’enfant.

 

 

 

 

J’ai gardé cette larme

 

Malgré les gelures de l’hiver

 

 Et l’éloignement des amis.

 

 

 

 

J’ai conservé cette larme

 

Malgré mes lâchetés et mes regrets,

 

Mes soupirs d’enfants vendus au monde d’adulte.

 

 

 

 

Cette ultime larme,

 

Face à la mort de mon père

 

Je l’ai gardé, alors que j’ai versé toutes les autres…

 

 

 

 

 

Il ne me reste plus rien.

 

Mes rires se sont tus

 

Mes mains tremblent sans agir

 

Ma voix est devenue un long gémissement.

 

 

 

 

 

Il ne me reste que cette larme

 

Ce n’est pas une larme de peine ou de regret

 

 C’est une larme de joie

 

Qu’enfin tout soit fini

 

         Au soir de ma vie.

 

 

 

                   Jean-Youri

 

 

 

Texte libre

 

   

 

 D’autres poèmes,

 

 

 

                     Pour l’amour des êtres, des lettres.  

    

 

Aile

 

 

 

 

        Comme une hirondelle

       Qui nous annonce le printemps

 

 

         De ses ritournelles

        Et de son ventre blanc

 

 

 

 

 

        Vole... une lumière d’argent

        Et son chant de joie, étincelant.

 

 

 

 

 

 

Encre de Chine

 

       Le trait s’allonge tel un cil

 

        Les traits se succèdent, sont  chevelure…

  

        Là, bouche ronde. Là, yeux durs.

        Le volume prend forme gracile.

 

 

 

       Sur la feuille de riz l’encre de Chine

 

 

        Peint village, sentier et oiseau,

        Une lune ronde contemplant l’eau

        Et la joie des hommes nommée vigne.

       

 

 

 Encre

 

        Ombre noire, tordue en lianes

        Entortillées, enroulées sous le stylet

        En boucles, barres et lacets

        Comme des volutes d’opiomanes.

       Rêves brûlés, que l’on fait encre

        Ou poison des amoureux.

        Tracés où se complaisent l’âme et les yeux

        Donnant l’amour, la mort et le sacre.

 

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Emporté

 

 

 

 

 

       Déception et colère

        Comme deux vents amers.

        Lorsque, le temps d’un message,

        L’autre laisse éclater sa rage.

 

 

 

 

       Où est la folie ?

        Celui qui hurle,

        Tempête et bouscule ?

        Où celui qui, calme, lit ?

 

                Jean-Youri

 

 

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