Mardi 26 février 2008

Abandon

 

La maison sommeille, abandonnée !

Passant, continue ton chemin…

Ici, ne subsiste rien,

Il ne reste que souvenirs et fleurs fanés.

       Jean-Youri

par Jean-Youri publié dans : L'envol de l'âme : poèmes, prose...
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Commentaires

Mais s'il y a des souvenirs, ce n'est pas rien!
Contente de te retrouver!
Bises.
commentaire n° : 1 posté par : Clair d'étoile le: 27/02/2008 10:38:19
Le souvenir a souvent des regrets, l'arôme
Et les visages aimés ressemblent à des fantômes
Quand on voudrait si fort
serrer contre soi ces corps
réponse de : Jean-Youri (site web) le: 02/04/2008 20:10:30
Au fait, une maison qui sommeille... N'y a-t-il pas un chat qui traine par là ;o)?
commentaire n° : 2 posté par : Clair d'étoile le: 27/02/2008 10:39:54
oui, et fantaisiste
il s'amuse, n'est jamais triste
Je le regarde, envieux,
Il est si doux d'être heureux !
réponse de : Jean-Youri (site web) le: 02/04/2008 20:11:49
souvenirs fanés... pas de toi :)
bizou mon grand et contente de te relire à nouveau
commentaire n° : 3 posté par : angelyz/cafeïne (site web) le: 27/02/2008 16:42:11
Bises, et merci de me lire encore
alors que je disparais longtemps
loin des messages et du décor
alors que fuient les mois et les ans...
réponse de : Jean-Youri (site web) le: 02/04/2008 20:13:09

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Texte libre

 

Poème triste

 

 

 

 

 

J’ai gardé une larme

 

Pour le dernier jour de ma vie

 

Je ne l’ai pas versé aux cris de mes maîtres

 

 Ni lorsque ma jambe s’est brisée.

 

 

 

 

 

Elle n’a pas coulé aux moqueries

 

De mes camarades

 

Devant mes boucles blondes

 

Et mes joues d’enfant.

 

 

 

 

J’ai gardé cette larme

 

Malgré les gelures de l’hiver

 

 Et l’éloignement des amis.

 

 

 

 

J’ai conservé cette larme

 

Malgré mes lâchetés et mes regrets,

 

Mes soupirs d’enfants vendus au monde d’adulte.

 

 

 

 

Cette ultime larme,

 

Face à la mort de mon père

 

Je l’ai gardé, alors que j’ai versé toutes les autres…

 

 

 

 

 

Il ne me reste plus rien.

 

Mes rires se sont tus

 

Mes mains tremblent sans agir

 

Ma voix est devenue un long gémissement.

 

 

 

 

 

Il ne me reste que cette larme

 

Ce n’est pas une larme de peine ou de regret

 

 C’est une larme de joie

 

Qu’enfin tout soit fini

 

         Au soir de ma vie.

 

 

 

                   Jean-Youri

 

 

 

Texte libre

 

   

 

 D’autres poèmes,

 

 

 

                     Pour l’amour des êtres, des lettres.  

    

 

Aile

 

 

 

 

        Comme une hirondelle

       Qui nous annonce le printemps

 

 

         De ses ritournelles

        Et de son ventre blanc

 

 

 

 

 

        Vole... une lumière d’argent

        Et son chant de joie, étincelant.

 

 

 

 

 

 

Encre de Chine

 

       Le trait s’allonge tel un cil

 

        Les traits se succèdent, sont  chevelure…

  

        Là, bouche ronde. Là, yeux durs.

        Le volume prend forme gracile.

 

 

 

       Sur la feuille de riz l’encre de Chine

 

 

        Peint village, sentier et oiseau,

        Une lune ronde contemplant l’eau

        Et la joie des hommes nommée vigne.

       

 

 

 Encre

 

        Ombre noire, tordue en lianes

        Entortillées, enroulées sous le stylet

        En boucles, barres et lacets

        Comme des volutes d’opiomanes.

       Rêves brûlés, que l’on fait encre

        Ou poison des amoureux.

        Tracés où se complaisent l’âme et les yeux

        Donnant l’amour, la mort et le sacre.

 

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Emporté

 

 

 

 

 

       Déception et colère

        Comme deux vents amers.

        Lorsque, le temps d’un message,

        L’autre laisse éclater sa rage.

 

 

 

 

       Où est la folie ?

        Celui qui hurle,

        Tempête et bouscule ?

        Où celui qui, calme, lit ?

 

                Jean-Youri

 

 

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