Pinson
Le pinson chante
Au-dessus des feuillages
Bercés par le vent.
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Pinson
Le pinson chante
Au-dessus des feuillages
Bercés par le vent.
Fou !
J’ai bouffé de la colère, et j’ai vomi.
J’ai humé de la douceur, et j’ai éternué !
J’ai mâché des herbes amères,
Craché de l’eau, lapé des pierres…
Je me suis découvert animal,
Fou et fatal :
En colère,
Cœur comme pierre.
J’ai chanté l’amour à m’en brûler les joues
Sifflé les filles au point de tousser comme un fou
Couru, dansé, joué et pirouetté, bu la vigne…
Vécu nu, habillé, envié des princes, envieux des cygnes
J’ai vécu poète et baladin
Couronné de laurier ou de romarin
Je préfère ma seconde condition,
A choisir, entre la colère et l’affection
J’ai quitté le masque de l’animal
Pour revêtir la peau de l’homme jovial.
Jean-Youri
Petites annonces
Offre : cœur pour échange amitié. Beaucoup servi, beaucoup souffert. Mais toujours soif de liberté, de dignité et de sentiments humains.
Echange : café chaud contre sang froid pour relation de bureau.
Vends : paquet de nerfs. Prix à débattre… battre… BATTRE !!!!!
Offre : la lune en échange d’amour inaccessible.
Echange : Nuit d’amour contre… tout contre…
Vends : blizzard bizarre, bise amoureuse, mistral gagnant, sirocco en sirop…and co, and co…
Cherche : Grands esprits pour projet de rencontre.
Perdu : innocence, au croisement de la ruelle de l’enfance et du boulevard des grands hommes.
Jean-Youri
Le train du temps
Pour L. Eliot (visiteur du blog)
Le temps se brise
explose puis s'immobilise
Le temps, par à coups, nous conduit
d'an en an, du jour à la nuit
Tel un train le temps avance
parcourant les pays de la joie et de la souffrance…
Jean-Youri
Exercices…
« Etre » : libre
« Mur sans porte et sans fenêtre »
Est-ce la définition du verbe : être
Quand règles, disciplines et lois
Sont autant de limites à l’étendue de son moi ?
« Bornes à ne pas déborder »
« Cadres à ne pas dépasser »
Sans cesse comme des incantations
Il nous est demandé de suivre les indications.
Le choix ne signifie pas soumission !
Mais lorsqu’on ne nous demande plus de réfléchir,
Seulement de servilement agir
Toutes phrases se terminent par la menace : « si non… »
L’être libre, écorché de l’intérieur, sans écorce
Ne plie pas la tête même s’il faut subir la force
Des tyrans, dictateurs, de ceux qui s’intitulent « maîtres»
Quand le poète et l’homme libre leur opposent le verbe « être »
C’est d’abord la pression sociale qui prescrit d’être sage
Puis la coutume qui devient un esclavage
La différence devient danger
Quand tout est contrôlé !
L’espace de vie
Se réduit
…
..
.
Jean-Youri
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