Vent froid
Le vent étoilé
D’une nuit sans orage :
Froid dans la maison.
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Le plaisir d'écrire c'est la joie de partager
Esprit du blog :
A tous mes amis,
ce blog vous est destiné. Je vous accueille avec joie et amitié dans ce blog où vous trouverez mes récits de voyages, les petits et grands événements de ma vie, mais aussi les textes de mes oeuvres écrites ainsi que mes photographies.
Vous pouvez répondre par vos messages aux différentes rubriques. Je ne donne pas les noms, et parfois même pas les prénoms, des personnes par souci de protéger vos vies privées. Dans le même esprit si vous vouliez une modification n'hésitez pas à me joindre.
Si par contre, vous souhaitez enlevez votre anonymat, vous en avez également la possibilité.
J'espère que vous éprouverez du plaisir à la lecture de ce blog.
Genre du blog :
Le blog est destiné à recevoir des textes et photographies, etc... avec le plus possible de soin littéraire et de sensibilité. De l'enfant que j'ai été à l'adulte que je suis devenu, un héritage a été transmis : l'amour et le plaisir des arts. Le nom du blog : Muses astrales est une révérence et une offrande aux déesses des arts. Efforçons nous d'être digne de nos rêves...
Vent froid
Le vent étoilé
D’une nuit sans orage :
Froid dans la maison.
Ombres
Ombres sur le mur :
Où se mêlent les arbres
Et l’envol d’oiseau.
Jean-Youri
Pinson
Le pinson chante
Au-dessus des feuillages
Bercés par le vent.
Fou !
J’ai bouffé de la colère, et j’ai vomi.
J’ai humé de la douceur, et j’ai éternué !
J’ai mâché des herbes amères,
Craché de l’eau, lapé des pierres…
Je me suis découvert animal,
Fou et fatal :
En colère,
Cœur comme pierre.
J’ai chanté l’amour à m’en brûler les joues
Sifflé les filles au point de tousser comme un fou
Couru, dansé, joué et pirouetté, bu la vigne…
Vécu nu, habillé, envié des princes, envieux des cygnes
J’ai vécu poète et baladin
Couronné de laurier ou de romarin
Je préfère ma seconde condition,
A choisir, entre la colère et l’affection
J’ai quitté le masque de l’animal
Pour revêtir la peau de l’homme jovial.
Jean-Youri
Petites annonces
Offre : cœur pour échange amitié. Beaucoup servi, beaucoup souffert. Mais toujours soif de liberté, de dignité et de sentiments humains.
Echange : café chaud contre sang froid pour relation de bureau.
Vends : paquet de nerfs. Prix à débattre… battre… BATTRE !!!!!
Offre : la lune en échange d’amour inaccessible.
Echange : Nuit d’amour contre… tout contre…
Vends : blizzard bizarre, bise amoureuse, mistral gagnant, sirocco en sirop…and co, and co…
Cherche : Grands esprits pour projet de rencontre.
Perdu : innocence, au croisement de la ruelle de l’enfance et du boulevard des grands hommes.
Jean-Youri
Le train du temps
Pour L. Eliot (visiteur du blog)
Le temps se brise
explose puis s'immobilise
Le temps, par à coups, nous conduit
d'an en an, du jour à la nuit
Tel un train le temps avance
parcourant les pays de la joie et de la souffrance…
Jean-Youri
Exercices…
« Etre » : libre
« Mur sans porte et sans fenêtre »
Est-ce la définition du verbe : être
Quand règles, disciplines et lois
Sont autant de limites à l’étendue de son moi ?
« Bornes à ne pas déborder »
« Cadres à ne pas dépasser »
Sans cesse comme des incantations
Il nous est demandé de suivre les indications.
Le choix ne signifie pas soumission !
Mais lorsqu’on ne nous demande plus de réfléchir,
Seulement de servilement agir
Toutes phrases se terminent par la menace : « si non… »
L’être libre, écorché de l’intérieur, sans écorce
Ne plie pas la tête même s’il faut subir la force
Des tyrans, dictateurs, de ceux qui s’intitulent « maîtres»
Quand le poète et l’homme libre leur opposent le verbe « être »
C’est d’abord la pression sociale qui prescrit d’être sage
Puis la coutume qui devient un esclavage
La différence devient danger
Quand tout est contrôlé !
L’espace de vie
Se réduit
…
..
.
Jean-Youri
Regrets
Je veux lacérer mon cœur
Et en livrer les morceaux à bouffer
Aux cauchemars qui m’oppressent jusqu’à m’étouffer.
Je veux partir, sans regrets ni rancoeurs.
Les étoiles m’attirent…
Leur lumière est comme une passerelle
Mais mon corps n’a pas d’ailes
Et je regarde avec peine ces yeux-cieux saphirs.
Où sont les rêves, les espoirs ?
Les souvenirs me parlent avec le visage du soir
Une vie est brisée, comme un miroir.
Je ne sais où sont passées mon enfance, ma vie d’homme,
Toutes les saisons se sont fondues dans le seul automne…
Et mon cœur bat, solitaire métronome !
Un aveugle à Venise
Mon âme est une pluie
Triste et grise
Mon cœur est empli de nuit
Comme si j’étais aveugle à Venise
Je suis errant à la recherche de mes rêves
Peut-on effleurer les ailes du soleil ?
J’aurais voulu bâtir : que par mes mains s’achèvent
L’union de la Terre et du Ciel…
Quelles sont mes raisons d’exister ?
Le chemin de la joie s’est perdu
Mes veines semblent charrier du pu !
Si je n’ai plus de rêve je n’ai plus de félicité
Je reste un mendiant révolté de l’amour insoumise,
Un aveugle à Venise…
Jean-Youri
Celle que j’ai perdue
Et je cherche dans les étoiles des cieux
cette lumière qui brillait dans ses yeux...
Je pense à mon aimée, ma plus chère amie
Qui m'a donné et l'amour et la vie.
Hélas, je n'ai pour dire la beauté de l'amour
que les mots décrivant à l'aveugle la lumière du jour
Jean-Youri
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Poème triste
J’ai gardé une larme
Pour le dernier jour de ma vie
Je ne l’ai pas versé aux cris de mes maîtres
Ni lorsque ma jambe s’est brisée.
Elle n’a pas coulé aux moqueries
De mes camarades
Devant mes boucles blondes
Et mes joues d’enfant.
J’ai gardé cette larme
Malgré les gelures de l’hiver
Et l’éloignement des amis.
J’ai conservé cette larme
Malgré mes lâchetés et mes regrets,
Mes soupirs d’enfants vendus au monde d’adulte.
Cette ultime larme,
Face à la mort de mon père
Je l’ai gardé, alors que j’ai versé toutes les autres…
Il ne me reste plus rien.
Mes rires se sont tus
Mes mains tremblent sans agir
Ma voix est devenue un long gémissement.
Il ne me reste que cette larme
Ce n’est pas une larme de peine ou de regret
C’est une larme de joie
Qu’enfin tout soit fini
Au soir de ma vie.
Jean-Youri

D’autres poèmes,
Pour l’amour des êtres, des lettres.
Aile
Comme une hirondelle
Qui nous annonce le printemps
De ses ritournelles
Et de son ventre blanc
Vole... une lumière d’argent
Et son chant de joie, étincelant.

Encre de Chine
Le trait s’allonge tel un cil
Les traits se succèdent, sont chevelure…
Là, bouche ronde. Là, yeux durs.
Le volume prend forme gracile.
Sur la feuille de riz l’encre de Chine
Peint village, sentier et oiseau,
Une lune ronde contemplant l’eau
Et la joie des hommes nommée vigne.

Encre
Ombre noire, tordue en lianes
Entortillées, enroulées sous le stylet
En boucles, barres et lacets
Comme des volutes d’opiomanes.
Rêves brûlés, que l’on fait encre
Ou poison des amoureux.
Tracés où se complaisent l’âme et les yeux
Donnant l’amour, la mort et le sacre.
Emporté
Déception et colère
Comme deux vents amers.
Lorsque, le temps d’un message,
L’autre laisse éclater sa rage.
Où est la folie ?
Celui qui hurle,
Tempête et bouscule ?
Où celui qui, calme, lit ?
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