Samedi 10 novembre 2007 6 10 /11 /2007 19:38

 

Gemme de rubis

 

 

 

A tes yeux, albinos, je boirai le vin

Mes baisers sur ton corps se feront mutin

Et ta chaleur se fera caresse

Car de notre amour je ferais un vin de tendresse

 

 

 

Le soir, je boirai à tes lèvres

Tous les soupirs des filles d’Eve

Le matin je boirai à ce vin

Comme l’enfant boit au sein.

      Jean-Youri

 

Par Jean-Youri - Publié dans : L'envol de l'âme : poèmes, prose...
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Samedi 10 novembre 2007 6 10 /11 /2007 19:34

 

                         

Vin noir

 

 

Le cœur est une terre d’ombre

Où dansent mes rêves et mes folies.

Quand je me réveille je voudrais m’être enfui

Dans ce feu d’alcool où je sombre.

 

Le vin est pour l’homme un océan,

Et mon verre un esquif dans la tempête

Où ma tête oscille entre pleurs et fête.

Le raisin reste un océan, couleur sang…

 

Il en est de l’ivresse

Comme de l’espoir,

Elle meurt au soir

Sans tendresse.

 

Il me faut alors voir

Le visage de cet alcoolique

Au faciès pathétique,

Ce reflet dans le vin : mon miroir.

 

 

                     Jean-Youri

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Lundi 29 octobre 2007 1 29 /10 /2007 17:17

 

            Train hivernal

 

 

Par les vitraux où le gel dessine des anges et des étoiles

 

L’enfant regarde les rives, ces quais où ne bat aucune voile

 

Puis, le destin parallèle des rails emporte l’enfant

 

Dans des bruits de géant hoquetant.

 

 

Le sol est glacé comme une patinoire

 

Le train se reflète : ombre sur ce grand miroir ;

 

L’enfant pleure dans l’absence de silence

 

L’abandon de son enfance.

 

 

La puissance métallique, électrique

 

Joue, roule des mécaniques…

 

Mais comment pourrait consoler un train

 

Rivé, cloué comme un Christ, à son destin ? 

 

 

Matin. La station approche. La décélération, l’arrêt temporaire…

 

Le ventre de fer hurle en se frottant aux rails

 

Passagers en foule qui débarquent, cherchent, braillent.

 

Tous se pressent, s’enfuient, bagages soudés à la chair.

 

 

L’enfant reprend son départ. Le contrôleur passe.

 

Puis d’autres voyageurs s’engloutissent dans les sièges

 

Ils frappent leurs mains l’une contre l’autre, chassant la neige.

 

Tambourinent des pieds, prennent toute la place.

 

 

L’enfant et le train continuent leur voyage

 

Le train se souvient des cieux limpides et des orages

 

L’enfant du soleil brûlant et des nuages

 

Et de ne pas vouloir changer d’âge.

 

 

Mais le train dévale le temps et les distances

 

L’enfant vieillit, rejoint l’hiver

 

Chaque arrêt du train, chaque anniversaire

 

Tue son restant d’enfance.

 

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Dimanche 14 octobre 2007 7 14 /10 /2007 17:52

 

Martin, nouveau né

 

         Matin d’amour où naissent les rêves

 

         Aube faite de tendresse, au soleil qui se lève…

 

         Réveil : deux yeux s’illuminent, c’est un bonheur fou

 

         Toi, Martin, notre fils, tu es enfin avec nous

 

         Instant magique pour Sophie, Gabriel et William

 

         Nous sommes tes parents, unis par l’amour dans une seule âme

 

 

Par Jean-Youri - Publié dans : L'envol de l'âme : poèmes, prose...
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Lundi 8 octobre 2007 1 08 /10 /2007 23:39

 

A mon meilleur ami, Pasc' l’Etaplois

 

 

                          Message d'espoir

   

 

            

 

             Lorsque le soleil, doucement, décline

 

              Il est un message d’espoir

 

             Que n’efface ni la solitude, ni le soir

 

             C’est ce parfum, porté par la brume marine…

 

 

             Tu reviendras, enfant des lointains

 

             Et à nouveau je te serrerais dans mes bras.

 

             Tu reviendras sur la route, sur tes pas

 

             Et le soleil se lèvera sur ton chemin.

 

 

              Il est un message d’espoir

 

             Que n’efface ni la solitude, ni le soir…

 

             C’est te serrer à nouveau contre moi

 

             Et t’accueillir, ami, sous mon toit.

 

 

Par Jean-Youri - Publié dans : L'envol de l'âme : poèmes, prose...
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