Dimanche 19 mars 2006 7 19 /03 /2006 21:17

Dans un âge de fer et d'angoisse, la question de la dignité et de l'amour envers autrui se pose quotidiennement. Voici quelques mots pour inviter à la sagesse :

 

 

 

           

Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte et souvenez-vous de la paix qui peut exister dans le silence.

             Sans aliénation vivez autant que possible en bons termes avec toute personne.

             Dites doucement et clairement votre vérité.

 

           Ecoutez les autres, mêmes les simples d'esprit et les ignorants, ils ont aussi leur histoire.

       

           Evitez les individus bruyants et agressifs, ils sont une vexation pour l'esprit.

 

            Ne vous comparez avec personne : il y a toujours plus grands et plus petits que vous.

            Jouissez de vos projets aussi bien que de vos accomplissements.

 

          Ne soyez pas aveugle en ce qui concerne la vertu qui existe. Soyez vous même.

 

          Surtout n'affectez pas l'amitié non plus, ne soyez pas cyniques en amour car, il est en face de tout désenchantement, aussi éternel que l'herbe.

         Prenez avec  bonté le conseil des années en renonçant avec grâce à votre jeunesse.

 

          Fortifiez une puissance d'esprit pour vous protéger en cas de malheur soudain. Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères. De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude.

 

          Au-delà d'une discipline saine, soyez doux avec vous-même.

 

          Vous êtes un enfant de l'univers, pas moins que les arbres et les étoiles.

 

           Vous avez le droit d'être ici, et qu'il vous soit clair ou non, l'univers se déroule sans doute comme il le devait.

 

            Quels que soient vos travaux et vos rêves, gardez, dans le désarroi de la vie, la paix de votre coeur. Avec toutes ses perfidies et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau.

 

                             Tâchez d'être heureux. 

 

 

 

 

 

Par Jean-Youri - Publié dans : Sagesse et pensées
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Mercredi 15 mars 2006 3 15 /03 /2006 19:17

 

J’évade… Jean-Va de …. Gerardmer

 

 

 

             

Récit de voyage (mi février 2006)

 

 

 

 

 

            Autant j’ai dû défaire et remonter trois fois la chasse d’eau des toilettes de l’hôtel rémois une semaine auparavant, autant la chambre d’hôtel de Gerardmer est immense et luxueuse. Le lit devance les désirs de Cythérée par sa grandeur.  Dans la salle de bain : séchoir, double vasque, petits luxes quotidiens…

 

 

 

 

            Monts, habitations, tout est fondu dans une même volute blanche de neige. Nous sommes à Gerardmer dans les Vosges. L’hôtel abrite piscine, jacuzzi (de Zola) et même un sauna.

 

 

 

 

 

 

            La pension complète nous est assurée. Deux hôtels : un, luxueux,  pour le soir avec des repas comprenant un potage (duchesse du Berry…) puis un poisson, une viande, et enfin le choix entre fromage et un exquis dessert. Les nombreux couverts suscitent l’interrogation. Tous les soirs le repas change. Ce qui n’est pas le cas dans l’autre restaurant. Le repas reste identique sauf à prendre le menu du jour, bon et copieux bien sur. Le cadre aussi est différent.

 

 

            Le midi nous voit assis auprès du feu de la cheminée. Le décor cherche à imiter la rusticité convenant à un restaurant de terroir : meubles en bois massif, panneaux décorés, poutres apparentes… Sur les nappes tissées de carreaux rouges et de lignes vertes brillent couverts et carafe d’eau. Les grandes vitres laissent se déverser la lumière grise et blanche du ciel et de la neige. Posés sur un faux plafond, deux pantins de manège donnent leurs noms au restaurant : un grand coq et un âne.

 

 

            Au menu de solides plats du terroir : pâté lorrain et salade, ailes de raies concassées… clafoutis aux mirabelles…

 

 

 

 

 

 

            Nous nous reposons à Gérardmer où Marie souhaite skier comme d’autres partent à la chasse : sur les pistes du cerf, du loup, du lynx, du chevreuil, du renard, du sanglier et de ses nombreuses bosses. Semblable à une schtroumphette dans sa combinaison bleue, Marie est radieuse, heureuse, fatiguée.

 

 

            Dans Gerardmer même, nous sommes à la recherche d’un cadeau pour ma mère : la rare angélique. Cela nous permet de découvrir la ville. L’église aux briques presque mauve ; massive dans son corps, allongée dans son clocher. Elle est récente car l’ancienne a brûlée le 22 juin 1940 du fait des Allemands. L’intérieur est sombre sous de hautes voûtes. Les cartes postales la montre plus riante, illuminée les soirs de fêtes.

 

 

            Juste à côté de l’édifice, un digne monument aux morts, gris, dégagée de la neige, porte sur ses flancs comme dans toutes les villes de France le nom des martyrs de la liberté nationale.

 

 

            Nous reprenons la poursuite de notre visite de la ville et la poursuite de l’angélique. Magasins Wolfberger, de vins fins et d’eaux de vie ; maison de l’artisan offrant liqueur, saucissons de montagnes et jouets en bois ; maison de montagne proposant sa liqueur de mirabelle, son miel et ses fromages… nulle part d’angélique, partout des bonnes odeurs.

 

 

            Dans la ville blanche, la neige est propice aux batailles où les boules s’échangent et les rires fusent. Mais Marie, peu nerveuse, se laisse parfois viser sans beaucoup se défendre.

 

 

            Le manège de bois a vu de grands enfants demander « deux tickets pour adultes ». Récitant la formule magique de Marie Poppins « Escalidocious », nous chevauchons, et tournons, et passons et repassons dans les tours où nos chevaux de bois nous élèvent et nous abaissent alternativement.

 

 

 

 

            La musique du manège nous fait rire ou songer : macaréna, docteur Jivago… Marie hérite d’un surnom russe dans le froid qui nous assaille : Maroussa, petite Marie. Nous nous promenons en amoureux jusqu’au lac de Gérardmer. Marchons autour du lac, puis sur celui-ci, gelé. La neige et la glace nous entourent. Ici et là, des bonhommes de neige nous sourient et nous adressent des sourires surmontés d’une pomme de pin en guise de nez. Le coucou d’un bras maigre constitué d’une branche fine de bois nous accompagne un instant. Les chalets s’échelonnent, parfois proche et massif et de couleur rouge, parfois éloigné et s’étageant sur les hauteurs avoisinantes.

 

 

            Nous nous brûlons les lèvres en sirotant un chocolat chaud, riant, regardant le soir venir en prenant des teintes diverses. L’orangé strie le ciel de bandes horizontales, puis le blanc devient bleu et la neige semble resplendir comme du lapis lazuli.

 

 

            Nous rentrons, heureux, accolé l’un à l’autre comme de jeunes amoureux.    

 

 

           

 

 

            L’hôtel apporte le réconfort de sa chaleur…De Marie, beaucoup laisse supposer qu’elle est la réincarnation d’un poisson… mais des eaux tropicales.  Au sortir du sauna et de sa chaleur sèche le jacuzzi semble trop froid, elle préfère la bain bouillonnant de la piscine chauffée. Caldarium, frigidarium, tépidarium… Peut-être est-elle aussi l’incarnation d’une professeur de latin ?   

 

 

 

 

Par Jean-Youri - Publié dans : Voyage
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Mardi 14 mars 2006 2 14 /03 /2006 18:18

 

J’évade… Jean-Va de …. Reims

      

Récit de voyage (février 2006)

 

             L’agrégation, triple épreuve de trois fois sept heures et une fois cinq heures… dix neuf heures en tout… se déroule dans un collège universitaire. Le plaisir du défi intellectuel se double d’une compétition physique.

             Attendre une demi-heure dans le froid que les portes soient ouvertes. Toilettes à l’étage, parfois cadenassée par crainte des dégradations causées par les collégiens. Ceux-ci hurlent dehors… Quel plaisir d’embêter des profs !

             Sur les tables trop petites il faut mettre copies doubles et feuilles de brouillons, règles normographes, crayons de couleurs, papier d’identité et convocation, stylos, et laisser la place pour les feuilles des sujets retournées. Mon en-cas est par terre, écrasé dans un bruit sec par un concurrent !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

            Au sortir de la composition, le ventre nous tenaille, nous appelle… La moindre odeur est supplice et gourmandise. Les extrémités des doigts triangulaires à force de tenir stylos et crayons,  nous agitons nos poignets douloureux. Et maintenant il faut attendre.

 

 

 

 

 

 

            Le retour à la chambre d’hôtel réserve des joies : trottoir gelé, visages fermés des Rémois dans le froid vif piquant la chair. Dans l’hôtel les corridors se succèdent, il faut allumer la lumière avant de sortir dans un corridor à l’air libre. Chambre 23 : tout droit, dans le froid. Arrivé au bout : rien ! Je tourne, dans un recoin je devine l’escalier. Je le gravis. Au-delà de cette pente raide un petit palier et, dans un coin une porte blanche portant le n°3. Voisine un post-it indiquant : chambre 23.

             Dans la chambre d’hôtel, j’installe mes affaires de révision sur un lit, mon corps immense sur l’autre. Loin des bruits, une table et un halogène, je peux travailler, et, bizarrement, m’épanouir. 

             En échange d’une tentative de réparation de la télévision, Marie avait préparé mes affaires de toilette pour Reims, je me retrouve donc sans gant, ni produit douche ou champoing ! Je ris, sort, et achète tout cela avec des oranges maltaises dont l’odeur embaume ma « cellule » de travail. Leurs chairs sucrées me régale.

 

 

             Après l’épreuve de géographie : deux visites. La première consiste en celle de la médiathèque de la cathédrale et de son superbe fond. Qu’est-ce qu’on est bien dans une bibliothèque ! La seconde est la réalisation d’une promesse : « Si le sujet tombe sur l’Afrique, je me rends au restaurant luso-africain la Kitanda ». Cylène, la Cap-Verdienne qui tient ce restaurant me fait découvrir la cuisine de l’Afrique « portugaise » et me parle de ses voyages : Angola, Mozambique, Portugal, Toulouse ! Et bien sur Cap-Vert dont elle est native.

             Les compositions comportaient ces sujets intéressants mais parfois complexes. En histoire : « Mémoire et souvenirs de la "Grande Guerre" en Europe (1919-1940). La difficulté consistant à réaliser un plan doté de parties équilibrées. La seconde épreuve en géographie portait sur "Les littoraux de l'Afrique". La carte est à réaliser à main levée. Les candidats adverses ont commencé à écrire au bout de 10 minutes, il semble en effet qu'ils aient vus ce sujet en cours de leur préparation ! Dommage pour moi. La dernière épreuve de cinq heures oblige de lire entre une dizaine et une vingtaine de documents. Il faut les étudier rapidement, en extraire informations scientifiques, historiographiques et traitement pédagogique. Le temps est court…

             Après cette ultime épreuve, retour. Dans la voiture nous reprenons le chemin de Troyes en tentant où de deviner : mais où est la montagne de Reims ? 

             Une semaine de cours, la fatigue s’est incrustée dans mes os… la délivrance des vacances. Je me remets à Gérardmer dans de toutes autres conditions.

  

                        Jean-Youri

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Jean-Youri - Publié dans : Voyage
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Lundi 13 mars 2006 1 13 /03 /2006 20:34

 

JIM n°6

 

 

Les paysages et la lumière

 

            Retour par le chemin des écoliers. La lumière du Gers éclate dans le ciel bleu. Malgré la sécheresse le maïs est vert et les grandes tiges sont lourdement chargées. Notre hôte a eu la sagesse de planter la céréale très tôt. Aussi, les racines ont eu le temps de se développer et puisent profondément en terre l’eau indispensable à la vie. Attention aux tournants sur la route, certains vélo-cyclistes roulent habillés en vert !

            Les routes suivent les limites des champs et ont, bien souvent, des tournants surprenants. Les parcelles de maïs succèdent puis cèdent la place à des espaces d’élevage. De robes noires, marrons ou charolaise blanche les vaches paissent avec un air de satisfaction réjouit. Un croisement. Sur un tronc noir à la splendeur d’ébène une coquille saint Jacques est clouée. A chaque carrefour une croix est dressée de pierre blanche ou de métal forgé et torsadé.

            Les héliotropes baissent leur tête noire, écrasée de soleil brûlant. Les courbes des collines donnent de la douceur au paysage.

 

            Les clochers d’églises de la région sont parfois octogonaux. Il est étrange de voir leurs faces anguleuses monter dans le ciel en quête de nuage à accrocher. Les églises sont petites et belles, anciennes parfois : celle de Gimont date du début XIV siècle. Quelquefois construites en briques, les édifices religieux montrent alors des parois rouges.

            A Marciac même, la place de l’office de tourisme est ornée de statues : un saxophone, et surtout un trompettiste. Il s’agit de Wynton Marsalis, musicien génial au grand cœur faisant beaucoup pour le festival : masters class, présence attendue tous les ans au festival, rappels nombreux sous le chapiteau : jusqu’à six fois. Une année même, le chapiteau dû être évacué du fait de la pluie une demi heure avant la fin du concert. Wynton est venu sur la place pour redonner en intégralité son concert !

            La place publique, au centre d’un carré de bâtiments à arcades, abrite les nombreux concerts du spectacle off. Les auditeurs s’installent sur les chaises, d’autres vont prendre une collation (pomme de terre fourrée, assiette de foie gras…) aux nombreux cafés et boutiques installées à la bordure de la place. Le café de Charles propose cafés, liqueurs, jus de fruits. Les vendeurs de cartes postales, de CD de jazz, les restaurants aussi, s’abritent sous les arcades. Les rues adjacentes offrent un spectacle animé avec les boutiques itinérantes émigrées du festival précédent de Vic Fezensac. La boutique « la cave » vend Tariquet, madiran rouge, floc, autres alcools et liqueurs. Une autre rue, et une dame nue, peinte en rayures blanches et vertes horizontales, propose l’entrée d’une galerie d’art. La statue énigmatique est pourtant belle.

 

            Des espaces de toile, blanches, rouge marquée du nom du sponsor en lettres blanches (la Dépêche), vert et jaune car c’est l’année du Brésil… on passe aux pierres taillées des abbayes de la région. Abbayes mais aussi témoignages antiques, tel les mosaïques de Séviac. L’endroit est superbe car on trouve des vestiges de thermes bien conservés. L’église de Tillac, à 10 kilomètres de Marciac, propose le festival de Monsieur Croche. La musique classique – de bonne qualité - régalera vos oreilles. Les statues de bois à l’entrée de l’église sont superbes. La charpente en bois est colorée, peinte en bleue et de divers motifs discrets et élégants.

            Bien plus loin, l’abbaye de Silvanes propose –presque au bout du monde, dans un espace reculé et arboré – un festival de musique sacrée. Les gérants de l’ancienne abbaye cistercienne demandent deux euros pour visiter le lieu sacré. L’orgue immense et moderne s’élève à l’arrière de l’entrée. Les colonnes présentent des chapiteaux aux motifs variés. Parfois, des traces de polychromie font discerner de fausses colonnes en trompe l’œil, peut-être de l’époque renaissance. En dessous des vitraux une statue de Vierge, abritant un enfant et un globe de domination, est de style ancien.  Mais la salle capitulaire est occupée par une chanteuse, le scriptorium par toute une foule d’apprentis yogis. La visite est pire que décevante ! Frustrante !

 

            Les paysages rencontrées lors du retour sur le plateau du Larzac sont variés, étranges : parfois verdoyants et d’autres fois steppiques, quasi lunaires… La bauxite, comme un épiderme rongé au sang, marque d’écarlate la terre. De rares tiges vertes constituent le faible pelage de cette terre. Sur les routes reliant les rares villages isolés, des écrits à la craie demande de l’eau pour le Larzac. Perchés, les villages se tassent maison contre maison, accentuant l’impression de solitude émanant des lieux.

            Verdoyante, la vallée des gorges du Tarn déroule ses méandres reposants, sereins. Les routes vertes sont étroites, dénuées de camions car les tunnels étroits et taillés dans le roc en un ovale irrégulier. Presque impossible de se croiser entre deux voitures, heureusement la circulation est très rare. Nous arrivons à Ambialet. Peu d’habitants, une belle centrale hydroélectrique ressemblant à un château renaissance, une vue sur le Tarn superbe. L’impression est superbe. Quelques marches d’un escalier à même le flanc des éminences et on aboutit à une église haut perchée. Une croix sculptée des deux côtés rongée par la pluie, le vent et le temps  jouxte l’église, hélas fermée. Un monument aux morts de la 1ère guerre mondiale énumère les nombreux enfants de la petite patrie morts pour la grande. De chaque côté de cette grande plaque deux autres de 1923. L’une plus dépouillée, l’autre revendiquant pour les morts le droit d’une commémoration religieuse : « Ceux qui sont morts pieusement pour la patrie ont le droit de reposer religieusement selon leurs désirs ».  Je ne suis pas sur de la formule finale, mais l’esprit est bien celui-ci.  Sur le promontoire de l’église le regard porte loin, de chaque côté. Le paysage s’étend, immense. L’ombre étend son obscurité sur les forêts noircies et les routes en lacets. L’autre bord s‘est  abandonné au souffle d’un vent léger, secouant légèrement les feuillages d’or lumineux et d’émeraudes étincelantes.  Le pont enjambant le Tarn relie un petit village s’étalant le long de la ligne des monts et l’hôtel de l’autre bord, puis des champs défilant le long de routes interminables, toutes en virages. Arrivé au point de vue, il faut se mettre debout sur le banc pour admirer, en dépit des broussailles abondantes, la pente des collines déclinant jusqu’à l’horizon parcellé de vert et d’or.  Sur une hauteur, une ferme, un village… Horizon broussailleux, éclatant de couleurs et de beauté.

            Pour quitter la vallée nous suivons le Tarn dans ses boucles, sa lumière verte affleurant des eaux paisibles. Remontant, nous trouvons un flot toujours plus abondant du fleuve, à chaque fois que nous dépassons un « petit » barrage hydroélectrique.

            De la modernité à l’aspect médiéval d’un château occitan, la distance est courte. Le village touristique de Brousse le château est paisible, malgré l’encombrement des voitures dans les rues. Le cours d’eau étale son onde avec quiétude, bordé de fleurs et de plantes d’eau. Au dessus de l’eau s’avance un pont pavé de pierres irrégulières. Au centre du v inversé et aplati s’élève une croix peinte sur lequel meurt le Christ. Parvenir au château demande de parcourir une pente de pierres pavant  des sentiers rudes. L’église est apaisante, malgré la proximité toujours inquiétante du cimetière.  Le château, perché au haut d’un monticule, déploie ses tours, en demi-gorge pour ne pas permettre à l’assaillant de prendre avantage de positions conquises. Des orifices servent d’archères pour les armes à feu, le trou rectiligne au-dessus de lui permet de viser. Des légendes sous forme de personnages en cire conte l’histoire de cette princesse kidnappée à six ans pour un mariage avec le châtelain, dans une autre tour a vécu un homme capturé pour le plus grand profit du seigneur. Il a vécu la captivité jusqu’à sa folie puis sa mort. Dans le logis du seigneur, le four est installé au dessous du pigeonnier, ceci donnant aux volatiles une agréable chaleur. Le puit dans le donjon permet d’éviter la soif lors de siège. Plus loin, la tour picard est peu élevée par rapport à ses légendaires 45 mètres. Il ne reste que peu de choses…

 

            La légende rencontre les souvenirs. Le retour est maintenant proche…  

Par Jean-Youri - Publié dans : Voyage
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Lundi 13 mars 2006 1 13 /03 /2006 20:31

JIM n° 5

 

 

La palme des abrutis

 

AAAAAArrrrghhhh ! Cruel dilemme, à qui discerner la palme des plus abrutis lors du festival de Marciac ? Le choix est dur même si aucun chanteur ou musicien n’est qualifié. Pourtant, vous le découvrirez par la suite la création de cette palme en forme de balai (du balai !) s’est avéré une nécessité.

Ecouter de la musique est le désir du festivalier. Dans mon cas, un désir comportant quatre ans d’économie. Aussi on peut imaginer un peu de respect et de silence lorsque l’on assiste à un concert. Alors :

Palme de bronze aux jeunots saoulards derrière nous lors du récital de Gilberto Gil. Ils se sont attirés les remarques plus ou moins amènes des différentes personnes devant eux. Une première remarque furieuse, puis - une douzaine de gras rires porcins et de blagues vaseuses à voix haute plus tard - une demande formulée avec une certaine rage froide de ma part, ce qui fit blanchir l’un d’entre eux et m’attira une tape amicale de mon voisin accompagné d’un merci au fort accent anglais. Finalement ils ont décanillés se trémousser au rythme de leur ivresse nauséeuse.

La palme d’argent pour les organisateurs du festival. Le phrasé du piano d’Abdullah Ibrahim exige attention et presque recueillement. La spiritualité émanant de la musique fut déchirée par les assauts bruyants de « Papy Chuby » jouant aux arènes. Le rythme effréné et assourdissant de cette musique couvrait la notre par les ouvertures de la voilure du chapiteau. Une belle palme d’abruti donc pour les organisateurs en charge de la sono des manifestations.

Enfin, une superbe palme d’abruti en or massif au garçon tendant sa casquette au sortir de la soirée spéciale Charles Birdy Parker. L’enchantement du son du saxophoniste Phil Woods jouant avec la formation classique du conservatoire de Toulouse, puis le Legacy Band Charlie Parker nous transportant avec son batteur légendaire de 71 ans Jimmy Cobb, répondant aux vibrations enthousiasmantes d’un jeune italien de 16 ans, déjà immense au saxo. La trompette de John Fadis répondant au saxo de Jesse Davis évoquait celle de Dizzie Gillesby et le sax de Birdy Parker. Malgré l’heure très tardive les rappels en standing ovation se multiplièrent… C’était géant ! Et la « digue du cul » braillée à nos oreilles, accompagné d’une casquette mendiant de l’argent pour le garçon en Nike très, très petit. Et vraiment mal chanté.

 

Une mention spéciale, bien que hors concours car sur la route du retour, pour la chambre d’hôte à Ste Eulalie des Cernons. Le domaine de la b…. , si vous avez l’occasion, ne passer surtout pas. La seule chose gentille de ce coin c’est la biquette Esméralda, adorable avec son petit nez rose. Nous avons logé au Pigeonnier, vraiment très bien nommé car destiné aux pigeons. Lits très médiocres, les deux chambres ( !) ne sont séparées que par une tenture. Quant à la salle de bain, euh… Les baraques en bois vous aimez ? Un de mes amis a failli exploser devant la médiocrité du petit déjeuner : quelques biscottes et des wasas sous cellophanes, un minuscule pot de confiture et du beurre. Pas de pain, pas de goût, pas aimable ! Vivement la fuite !

 

Destination retour donc !

Par Jean-Youri - Publié dans : Voyage
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