Samedi 3 mai 2008 6 03 /05 /2008 11:40

Pendaison sans crémaillère

 

La vie est comme une motte

            De beurre

Exposée à une trop haute

            Chaleur

 

Elle dégouline, elle fond

Et j’attache une corde au plafond.

 

 

La vie est comme un bébé

            Singe

Il pleure, sale et enrobé

            De linge

 

Personne ne l’écoute, qu’il soit sage ou violent

Sur mon cou, je place le nœud coulant.

 

 

La vie est comme une chaussure

            Trop trouée

Les pieds heurtent la terre dure

            A pleines foulées

 

Je tremble de toutes mes tentacules, me débat, meurs

Mettant fin aux éclats de mon cœur.

Par Jean-Youri - Publié dans : L'envol de l'âme : poèmes, prose...
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Samedi 12 avril 2008 6 12 /04 /2008 16:33

 

 La Dame à la Licorne de Tracy Chevalier


           

           Il est des livres que l’on étudie, d’autres que l’on apprécie, et ces livres que l’on dévore… La Dame à la Licorne est de ceux-là. Le récit – imaginé car rares sont les sources médiévales sur ces tapisseries – est vif, conciliant œuvre d’imagination et travail d’érudition, finesse des portraits psychologique et cruelle réalité des situations sociales, en particulier de la condition féminine.

            Tracy Chevalier, auteur féminine, juxtapose les narrations par des personnages différents, continuant tour à tour le récit de l’histoire en relatant leur pensées. Ainsi, le style se modifie-t-il selon que cela soit le peintre Nicolas des Innocents (car résidant près du cimetière des Innocents), séducteur bel homme ; la jeune et fougueuse Claude Le Viste, fille de 14 ans ressentant l’appel amoureux dans son corps ; Geneviève de Nanterre, épouse de Jean Le Viste, qui après avoir donné trois filles ne connaît plus que le froid sur sa couche nuptiale ; le sensible et timide Philippe de la Tour, peintre de cartons pour les tisserands… ou la très douce et aveugle Aliénor de la Chapelle, promise au brutal Jacques LeBoeuf, dont l’odeur d’urine de mouton pour la fabrication du bleu de guède accompagne le passage !

            La licorne, symbole de vitesse, a été adopté par l’artiste pour désigner la famille Le Viste. Mais, à travers les six tapisseries, sont évoquées les cinq sens (odorat, goût, vue (représentant Aliénor l’aveugle), toucher, ouie) ainsi que l’énigmatique « A mon seul désir ». Pour ce dernier, s’agit-il de la renonciation aux sens ou bien les étapes de la séduction ?

            A Bruxelles, sont racontés les ateliers de tisserand et les techniques de fabrication des tapisseries, en particulier pour les « mille-fleurs » parant le décor de la Dame à la Licorne. A Paris, la ville populeuse, animée, est suggérée. La vie d’aristocrates parisien comme celle de Jean Le Viste est contée avec plus de détails : banquet final, demeure luxueuse, présence de dames de compagnies.

            Le livre permet de découvrir la vie et d’explorer les sentiments en cette époque où la femme ne peut avoir de liberté des sens…


                           Jean-Youri

 

 

Par Jean-Youri - Publié dans : Textes lus
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Mercredi 2 avril 2008 3 02 /04 /2008 19:17

Regard sur les autres

 

Ce quelque chose de calme et de puissant :

n'est-ce pas le bonheur,

arme sereine qui empli l'âme et le coeur

et nous transforme en plus grand ?

 

         Jean-Youri

Par Jean-Youri - Publié dans : L'envol de l'âme : poèmes, prose...
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Mardi 26 février 2008 2 26 /02 /2008 14:03

Abandon

 

La maison sommeille, abandonnée !

Passant, continue ton chemin…

Ici, ne subsiste rien,

Il ne reste que souvenirs et fleurs fanés.

       Jean-Youri

Par Jean-Youri - Publié dans : L'envol de l'âme : poèmes, prose...
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Dimanche 9 décembre 2007 7 09 /12 /2007 16:15

La tempête

 

 

 

 

Tout d'abord la mer s'agite

 

Puis, tout se précipite

 

La tempête déferle, détruit

 

Et le jour devient nuit

 

 

 

La lune semble être un bateau qui coule,

 

Les nuages comme la houle...

 

Et les étoiles, des marins en mer

 

S’agitant en vain dans le vaste univers

 

 

 

Puis le lendemain apparaît

 

La mer a sculptée la falaise de craie

Les hommes regardent éberlués

Le soleil briller entre les nuées.

 

 

Par Jean-Youri - Publié dans : L'envol de l'âme : poèmes, prose...
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